Plus que de la cohérence, la congruence intègre nos échecs et nos imperfections, transformant les résistances en apprentissages.
C'est l'art d'accepter pleinement ce qui est pour rayonner notre singularité, individuellement, relationnellement et collectivement.
Voilà ce qu'est la RÉSILIENCE.

On nous a appris que la fatigue venait du "trop" : trop de travail, trop de charge mentale, trop de responsabilités.
Mais il existe une autre forme de fatigue, beaucoup plus sournoise. Une fatigue qui ne se règle pas avec une sieste ou une semaine de vacances dans le Sud.
C’est la fatigue de l'Incongruence.
C’est l’épuisement ressenti par le Caméléon qui a passé 20 ans à changer de couleur pour s'agencer au décor, au point d'oublier sa teinte d'origine.
La congruence, ce n'est pas juste "être honnête". C'est un alignement physique et vibratoire. C'est quand ce que tu ressens à l'intérieur matche parfaitement avec ce que tu projettes à l'extérieur.
Imagine une voiture. Si tu appuies sur l'accélérateur (ton désir d'être toi-même) tout en gardant le frein à main levé (ta peur de déranger), tu vas avancer... mais tu vas brûler le moteur. Ça chauffe, ça force, et ça finit par casser.
C'est exactement ce qui se passe quand ta "petite voix" crie un besoin de liberté et de créativité, mais que ta réalité extérieure crie "Devoir", "Perfection" et "Service aux autres".
Cet écart entre ton intérieur et ton extérieur crée une friction.
Et cette friction use 80% de ton énergie vitale.
Le plus grand révélateur de ce manque de congruence, c'est souvent l'endroit où tu vis.
Dans ma pratique, j'ai observé quelque chose de fascinant : notre maison est le miroir de notre inconscient. Elle raconte l'histoire de nos loyautés invisibles.
Regarde autour de toi, là, maintenant. Les objets qui t'entourent, la disposition des meubles, ce que tu en dis quand tu "racontes" ton habitation à une amie...
Est-ce que ce décor soutient la femme que tu es aujourd'hui, ou est-ce qu'il maintient en place l'ancienne version de toi ? Celle qui voulait plaire ? Celle qui gardait tout "au cas où" ?
Si tu te sens "éteinte" en rentrant chez toi, ce n'est pas (juste) parce que ta journée a été longue. C'est peut-être parce que ton environnement t'envoie, 24h/24, un message subliminal qui contredit ta vérité profonde.

La bonne nouvelle ? La congruence se restaure.
Non pas en détruisant tout ce que tu as bâti, mais en ajustant les fréquences.
C'est le principe du Kintsugi Vivant : on ne cache pas que ça a été difficile.
On ne nie pas les fissures. On reconnaît que notre histoire a de la valeur. Et doucement, on commence à modifier notre environnement pour qu'il cesse de nous contredire et commence à nous soutenir.
Quand ton monde extérieur commence enfin à valider ton monde intérieur, la fatigue disparaît. Le masque tombe. Et tu peux enfin respirer.
Sandrine
Le Neuro-Habitat, s'habiter, se révéler
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